Le dernier Observatoire des slogans publicitaires pointe l'entrée en force de l'allemand. Les deux mots clefs de 2012 ? « Voir » et « solutions ».
On dit de la publicité qu'elle reflète les grandes tendances sociétales. A cette vérité, indubitable, il faudrait en ajouter une autre, plus subtile : les campagnes publicitaires traduisent aussi les rapports de force économiques et culturels des nations à un moment donné, à travers l'utilisation de leur langue dans les slogans et signatures de marque. C'est l'une des conclusions du troisième rapport publié par L'Observatoire des slogans publicitaires, réalisé par l'agence indépendante Souslelogo à la fin 2012.
Usage décomplexé
Que constate-t-il sur les 5.643 slogans scrutés à la loupe ? D'abord une tendance passée relativement inaperçue jusqu'ici : « La renaissance, ces dernières années, de la langue allemande dans les signatures de marque, indique Jean-Luc Gronner, président de Souslelogo. Une renaissance « sous une forme décomplexée », destinée à souligner les performances technologiques du produit. Et qu'il est difficile de ne pas mettre en parallèle avec le poids prééminant de l'Allemagne au sein de la zone euro.
La tendance a pointé le nez en 2006 avec le slogan « Immer besse » (« toujours mieux ») concoctée par le fabricant d'électroménager Miele. Puis elle s'est accélérée avec les constructeurs automobiles. « Das Auto VW », a d'abord lancé en 2008 Volkswagen. Avant que ne soit diffusée la campagne de McCann pour Opel - « Wir leben Autos » (« Nous vivons automobiles ») - parodiée ironiquement en français, avec un accent allemand à couper au couteau, par le film Renault signé Publicis Conseil : « Das ist eine Renault Mégane, eine sehr gut voiture », s'y gausse le vendeur. Plus intéressant encore, pour la première fois en 2012, les publicitaires et leurs annonceurs se sont émancipés du traditionnel triptyque « qualité/technologie de pointe/sécurité »... pour aborder les rivages de la gourmandise, avec une signature inattendue, « Genuss seit 1889 » ( « Du plaisir depuis 1889 »), pour les biscuits Bahlsen.
Moins surprenant mais symptomatique de la mondialisation, l'emploi croissant de l'anglais au détriment du français, qui « a doublé entre 2002 et 2012 dans les signatures de marques, passant de 8,23 % à 15,82 % », constate Jean-Luc Gronner. Autant pour des raisons strictement commerciales et concurrentielles que culturelles. L'anglais confère un statut de marque mondiale aux marques françaises, qui ne demandent que cela. Y compris lorsqu'elles ne s'adressent qu'à un public français (« Biotherm Beauty from the deep » en 2012, par exemple).
Mais le facteur culturel joue un rôle au moins aussi crucial : « L'anglais est considéré comme une langue qui "parle" davantage aux jeunes et est donc privilégié par les marques s'adressant prioritairement à ce public », explique l'étude de l'Observatoire, citant « Oasis Be Fruit » en 2012. Surtout, l'anglais est la langue tendance des rocks stars et des cinéastes déjantés et c'est un bain de jouvence que s'offre ainsi, sans frais, une marque un brin poussiéreux.
A l'origine, « nous avons surtout monté l'Observatoire pour constituer une véritable base de données afin de minimiser les risques juridiques liés à la reprise d'un slogan déjà utilisé », confie Jean-Luc Gronner. Le fait d'organiser une veille concurrentielle a également joué un rôle non négligeable. A ce titre, « voir » et « solutions » sont les mots dont l'utilisation a le plus progressé dans les slogans publicitaires en 2012. Rien de plus logique, au regard du climat d'incertitude et de crise qui a marqué l'année, où il s'agissait de parvenir à cerner la situation avant de trouver des solutions. Plus déconcertant, en revanche, « le fait, poursuit-il, que les marques n'utilisent au total qu'une cinquantaine de mots - "être", "faire", "vivre" - qui ne changent pratiquement jamais ».
Véronique Richebois
Lisons-nous tout le temps les mêmes slogans ou les marketers essayent-ils de jouer loriginalité ? Cest à cette question que sest attelé lObservatoire des slogans publicitaires. Linitiative nous vient de France, de "souslelogo" plus précisément, qui gère une base de données en ligne de slogans et signatures de marque. "souslelogo" a pu scanner 5 643 slogans de 3 498 marques différentes en 2012.
Ce qui frappe, cest que tout ce beau monde a tendance à se servir du même vocabulaire dune année à lautre : "Tout se passe en effet comme sil existait "un panier" dune cinquantaine de mots, 70 tout au plus, incontournables parmi les milliers que compte la langue française" , analyse le rapport 2012. Ceux qui pensaient voir débouler en tête de classement les termes liés à lécologie, lenvironnement, le bio, la santé ou autres tendances faisant manifestement recette (au risque de verser dans le greenwashing) en sont pour leurs frais. La norme publicitaire semble privilégier les mots simples, directs, usuels. A limage de ce que doit être un slogan ? Cest une hypothèse, dautant que de nombreux formats ont tendance à raccourcir, ce qui oblige à simplifier encore un peu plus les messages. "Etre", "faire" et "vie" sont ainsi les mots les plus employés depuis trois ans (tous supports confondus), date de la création de lobservatoire. "Solutions" et "voir" sont ceux qui ont le plus progressé lan dernier. Au premier correspond une attention marquée à la crise, à laquelle nombre de slogans prétendent apporter leur remède.
Chaque secteur développe ses propres mots communs, au risque de stéréotyper sa communication. Lassociatif inclut dans son Top 10 "avenir", "enfant", "santé" ou "service". Lagriculture et lélevage se basent sur "nature", "goût" et "innovation". Lautomobile aime distiller "passion", "technologie", "plaisir" et "style". Le secteur du toilettage jongle avec "beauté", "peau", "soin" et "nature". Celui de lénergie semble satisfait de la brochette "solaire-gaz-avenir-électricité-environnement". Le secteur de la bancassurance est un des seuls à inclure "confiance" dans son Top 10. Cest de circonstance. Cest surtout (très) prévisible dans la grande majorité des cas. La logique se justifie facilement, mais elle peut aussi questionner les publicitaires quant à lefficacité de leurs messages, in fine assez prévisibles et identiques dune année à lautre. Renouveler le stock de vocabulaire (et du même coup les valeurs sous-tendues) pourrait peut-être aider à lutter contre lessoufflement et un sentiment, souvent partagé, de déjà-vu. Et désormais, prouvé au mot près.
Olivier Standaert
Sous le logo présente la 3 e édition de son Observatoire des slogans publicitaires. Une collecte d'informations qui devrait inspirer nombre de marques et de publicitaires.
Développée par l'agence de communication Fondamenti, fondée et dirigée par Jean-Luc Gronner, Souslelogo, base de données de 66 207 signatures et claims exploités en France, présente l'édition 2013 de son Observatoire des slogans publicitaires. En 2012, l'enquête a porté sur 5 643 slogans et 3 498 marques. Mots les plus utilisés, mots qui ont le plus progressé, pénétration de la langue anglaise et termes nouveaux, tels sont entre autres les classements et recensements établis par l'Observatoire, qui reste un prisme riche d'enseignements sur l'air du temps publicitaire. Jean-Luc Gronner apporte ses éclairages sur cette mine d'informations qui reste à exploiter.
Les mots les plus utilisés
«Etre et faire arrivent systématiquement dans le podium de tête, en grande partie par leur polysémie. Loué affirme: A Loué, un bon poulet est un poulet libre. Barbara continue dans la lancée de la you publicité: Barbara, c'est moi! Veolia propreté signe: Faire du déchet une ressource et Winamax promet de faire avancer le poker. En cette période de crise, ces deux verbes sont bien utiles pour construire un slogan.»
Les mots qui ont le plus progressé
«Voir et solutions sont les mots qui ont le plus progressé. Serait-ce l'ébauche d'une sortie de crise ? Plus de vingt slogans ont vu le jour en 2012 avec le terme solutions au pluriel. A l'image de Voyages-SNCF.com, qui propose des solutions pour voyager moins cher.»
Pénétration de la langue anglaise
«En dix ans seulement, la part des signatures en anglais exploitées en publicité, hors Internet, a doublé. Par ailleurs, à noter l'utilisation croissante de la langue allemande, signe d'une Allemagne conquérante et décomplexée (ex. Miele, Audi, VW
).»
Les mots les plus utilisés par secteurs
«Le champ lexical de chaque secteur d'activité constitue un puissant révélateur des valeurs, des promesses, des bénéfices d'un secteur d'activité ou d'un segment de marché donné. Les créatifs trouveront, pour leur part, dans ces classements matière à réflexion et matériaux de construction.»
Les mots recensés pour la première fois
«Entre autres observations, on notera les néologismes autour des noms de marques, comme All-Branement de Kellogg's, le recours à l'argot, tel bordélique pour Kookaï, ou la traduction d'un nouveau monde avec, par exemple, le verbe surconsommer pour Skoda.»
Alain Delcayre
Quels sont les mots nouveaux, les mots les plus utilisés et ceux qui progressent le plus dans la pub en 2013 ? Souslelogo.com publie son 3e observatoire des slogans publicitaires. Décryptage des tendances cachées des slogans avec Jean-Luc Gronner, créateur de Souslelogo, entreprise de veille dédiée aux signatures de marques.
Des mots nouveaux: "Accapare", "vénérer"...
De "Accaparez" à "Vénérer", sur 5.643 slogans étudiés, 111 mots jamais employés jusqu'à présent ont fait leur apparition en 2012. Jean-Luc Gronner, créateur de Souslelogo, entreprise de veille dédiée aux signatures de marques, y voit 4 tendances.
1/ La nostalgie. "Proust aurait de la chance dans la publicité!, sourit le spécialiste. " Boudoir, Esthète, Gotha, Griotte ou Rente... En 2012 comme déjà en 2011 la nostalgie reste une technique d'avenir. "
2/ L'agressivité. "Arrêtez de casquer", "Ne cotisez plus pour rien", "Destructeur de graisse", "Supprimons"...."Plus que jamais le slogan est un cri de guerre", commente Jean-Luc Gronner.
3/ La sécurité. Beaucoup de mots nouveaux visent à écraser le risque dans un monde violent, incertain et en crise : même Porsche (le modèle Carrera 911 4S) symbole de luxe et d'évasion, cultive l'argument sécurité et promet de rester "vissée à la route".
4/ L'avenir. "Twiste la vie à ta façon" (chewing-gum Hollywood Twist), "Flexion, Extension, Relaxation" (slogan Microsoft Windows 8 pour une pub de l'IdealPad Yoga de Lenovo). "Dans une société paralysée par la peur, souplesse veut dire survie", décrypte Jean-Luc Gronner.
Les mots qui progressent le plus : "Voir", "Solutions", "Marques"...
"Voir le monde autrement", "Voir loin pour l'emploi", "Vous allez voir ce que vous allez lire", "y voir clair pour payer moins cher"... Le verbe voir apparaît dans plus de 15 signatures de marque en 2012 contre seulement 2 ou 3 ans plus tôt. "Sans vouloir sur-interpréter, on peut penser que cette utilisation signifie une volonté de rassurer les gens qui sont peut-être en perte de repères dans une année 2012 de grands bouleversements".
Autre mot qui marque la volonté de rassurer: "Solutions". "Plus de 20 slogans ont vu le jour en 2012 avec le mot "Solutions" au pluriel, à l'image de voyages-sncf.com qui nous propose des solutions pour voyager moins cher", relève Jean-Luc Gronner.
Le terme "Marques" se retrouve aussi dans nombre de signatures : "Humex marque experte contre l'allergie", "Marie-Claire, marque de l'émotion"..."Marque est un terme réaffirmé par les marques elles-mêmes comme un repère dans un monde qui nous échappe et fiche le camp en Asie !". A moins que les créatifs dans les agences et les entreprises soient peu inspirés...
Les mots les plus utilisés : "Etre", "Faire", "Vie", "Nouvelle", "Bon"...
"A Loué un bon poulet est un poulet libre", "Barbara c'est moi", "Veolia : faire du déchet une ressource", "Winamax, faire avancer le poker", etc.
Les verbes "Etre" et "Faire" arrivent ainsi systématiquement en tête de classement depuis plusieurs années : "Tout se passe comme s'il existait un panier d'une cinquantaine de mots, 70 tout au plus, incontournables parmi les milliers que compte la langue française", relève Jean-Luc Gronner. "Ils semblent servir de fond de sauce immuable aux marques et aux agences pour concocter leurs slogans". Autres ingrédients basiques, les mots positifs comme "Vie", "Nouvelle", "Grand" ou "Bon" comptent aussi dans le Top 10 des plus utilisés.
Par secteurs d'activités : "Maîtrise" champion dans la Mécanique, Goût roi de l'Alimentation !
En B-to-B, les slogans parlent volontiers au cerveau gauche, rationnel, calculateur et cartésien : ainsi dans la Mécanique/ instrumentation/Métallurgie, on retrouve en tête les mots "Maîtrise", "Innovation" et "Mesure "!
A l'opposé, dans le secteur grand public de l'alimentation, les mots les plus utilisés parlent au cerveau gauche (celui de l'émotion, de la créativité, de l'imagination ) : les mots "goût", "plaisirs", "saveurs" reviennent en tête dans les slogans recensés !
Osez forger des mots nouveaux et exploiter les mots rares
1/ Créez un néologisme. Tous les ans, il en apparaît de nouveaux dans les slogans publicitaires. Le verbe "biscuiter" par exemple, apparu en 2012, pour une campagne de Milka Biscuits.
2/ Vous pouvez aussi forger des mots à partir de votre marque pour en faciliter la mémorisation : c'est le cas de All-Branement des céréales Kellogs All Brann.
3) Enfin vous pouvez utiliser des mots existants, rares et donc précieux, à exploiter pour vous distinguer : "Boudoir" apparait dans un slogan pour la Nissan Micra ou "Esthète" dans un slogan pour Mercedes Benz SLK.
Etienne Gless
Après avoir décortiqué des milliers de slogans, Souslelogo lance dès demain la 3ème édition de lObservatoire des slogans sur le site souslelogo.com. LObservatoire fournit un instantané de lannée écoulée aux travers de différents classements comme le taux de pénétration de la langue anglaise dans les slogans utilisés et créés en France, les nouveaux mots recensés pour la première fois, les mots de la publicité qui ont le plus progressé par rapport à lannée précédente ou encore les mots les plus utilisés par secteur.
Principales infos 2012 : 14,75 % des signatures de marque créées en 2012 sont en anglais. Les mots bordéliques, tourbe, griotte ou baroudeurs font leur apparition pour la première fois tout comme le cortège habituel de néologismes : regardoyons, biscuiter, plaisirologie
Quant aux mots qui ont le plus progressé : voir et solutions décrochent le pompon.
Carole Soussan
Troisième édition de l'Observatoire des slogans de Souslelogo : 5 600 slogans recensés en 2012 avec des mots nouveaux ("bordéliques", "tourbe", "griotte" ou "baroudeurs") et des mots en forte progression ("voir" et "solutions").
Souslelogo, société de veille dédiée aux slogans publicitaires créée en 2005 par Jean-Luc Gronner, met en ligne la troisième édition de l'Observatoire des slogans. 5 600 slogans ont été recensés en 2012 par Souslelogo (contre 3 777 en 2011). Cet Observatoire n'ambitionne pas de faire un état des lieux de la création publicitaire en France mais donne des pistes pour décrypter des données sur l'expression des marques dans leurs slogans et les mots que ceux-ci contiennent.
L'Observatoire fournit un instantané de l'année écoulée aux travers de différents classements comme le taux de pénétration de la langue anglaise dans les slogans utilisés et créés en France (14,75% des signatures), les nouveaux mots recensés pour la première fois, les mots de la publicité qui ont le plus progressé par rapport à l'année précédente ou encore les mots les plus utilisés par secteur.
Les mots "bordéliques", "tourbe", "griotte" ou "baroudeurs" font leur apparition dans les mots jamais utilisés auparavant par les marques dans leurs claims ou leurs signatures de marque tout comme le cortège habituel de néologismes : "regardoyons", "biscuiter", "plaisirologie"... Quant aux mots qui ont le plus progressé : "voir" et "solutions" arrivent en tête.
Pour le secteur marketing communication publicité, c'est le mot "agence" qui a été le plus utilisé, suivi de "communication". Et en alimentation, le tiercé gagnant est : "gout", "plaisir", "nature".
Catherine Heurtebise
2012 aura vu lémergence de nouveaux termes émaillant les slogans pubicitaires. Passage en revue par Souslelogo de ces mots choisis pour renforcer un discours ou une émotion. Que la puissance de la parole sexprime !
Le classement ci-dessous fait apparaître par ordre alphabétique les mots qui ont été recensés dans la base Souslelogo. Ils apparaissent pour la première fois dans des slogans créés en 2012 et utilisés en France par les marques sur des supports publicitaires ou sur la page d'accueil de leur site Internet. (taille de l'échantillon : 5643 slogans)
Ce que lon peut en retenir :
1. Charme discret de la haute bourgeoisie
De nos jours, Proust aurait sa chance dans la publicité. On se croirait dans un salon belle Epoque : boudoir, esthète, gotha, griotte, humeurs, incivilité et, suprême audace en période pré-socialiste : rente.
En 2011 nous disions que la nostalgie serait toujours une technique d'avenir. 2012 persiste et signe.
2. Violence à tous les étages.
Tel le Yang opposé au Yin, la violence des mots vient se confronter à la quiétude bourgeoise : on vole, on viole, on clashe. Nous parlons comme nous vivons, sur un mode de plus en plus compétitif et agressif : accaparez, arrêtez de casquer, clashez les couleurs, ne cotisez plus pour rien, passez à l'échelon supérieur, recapturez la lumière.
Et si quelque chose s'oppose à notre envie, on l'élimine : destructeur de graisse, supprimons les obstacles qui paralysent... Le slogan est plus que jamais un cri de guerre, celui de tous contre tous.
3. Ecrasons le risque.
Monde violent, avenir incertain : le risque est partout, la sécurité devient un marché porteur. Il n'y a plus de fatalité pour la chevelure clairsemée. Ne prenez aucun risque, nous dit le marchand d'éthylo. On ne sait jamais si on sera le donneur ou le receveur souligne la Fondation pour les greffes. Solgardez vous bien, ajoute un fabricant de compléments alimentaires en jouant sur son nom. Même la Porsche, objet bondissant d'évasion reste vissée à la route. Le futur n'est-il plus qu'un présent sécurisé ?
4. Bondir vers l'avenir.
Le futur est le meilleur trampoline qu'on ait inventé. Alors on découvre des mots bondissants. Dans une société paralysée par la peur, souplesse veut dire survie : flexion, rééducation alimentaire, liberté sans fil, vie synchro, on se décongèle. Et si tu ne vas pas à l'avenir, c'est lui qui vient à toi. Le futur jusqu'à vous annonce l'association des professionnels de la route.
Il nous faut toujours plus de mots, d'expressions nouvelles pour stimuler votre cortex. Nous vous ferons sauter à pieds joints dans la Novosphere, pour twister la vie. La force d'une phrase est dans son mouvement.
Raphaël Legrand
Souslelogo, base française de slogans et de signatures de marque, met en ligne la 2ème édition de son observatoire des slogans publicitaires. Les résultats obtenus à partir de plusieurs dizaines de milliers de slogans créés et exploités en France et recensés quotidiennement sont accessibles gratuitement sur le souslelogo.com. Cette démarche permet de savoir comment les marques se sont exprimées à travers leurs slogans à partir des données statistiques que les milliers de slogans créés par elles et les mots que ceux-ci contiennent. Depuis 6 ans, Souslelogo a recensé plus de 57.000 slogans exploités en France qui servent en priorité aux professionnels du droit et de la communication pour vérifier l'antériorité d'un slogan ou effectuer une veille stratégique par marque ou par secteur. L'Observatoire s'adresse, lui, à un public plus large et propose chaque année plusieurs classements : les mots les plus utilisés dans les slogans publicitaires créés au cours de l'année et comparaison avec 2010 et 2009 ; les mots les plus utilisés dans les slogans, par secteur d'activité sur un support publicitaire ou la page d'accueil d'un site internet ou encore les mots de la publicité qui ont le plus progressé par rapport à l'année précédente et ceux recensés pour la première fois en 2011.
3 777 slogans créés en 2011 en France d'après Souslelogo. Le tiercé des mots les plus utilisés : est, vie et faire. Et celui qui a le plus progressé : belle !
Souslelogo publie la deuxième édition de son observatoire des slogans publicitaires, reflet de l'évolution du discours publicitaire. Les résultats obtenus à partir de plusieurs dizaines de milliers de slogans créés et exploités en France et recensés quotidiennement par Souslelogo sont accessibles gratuitement sur le site.
L'observatoire met en évidence cette année les slogans qui plus stratégiquement et plus durablement résument la vision, la mission, la personnalité de la marque : les signatures de marque.
Depuis six ans, Souslelogo a identifié et recensé dans sa base de données plus de 57 000 slogans exploités en France qui servent en priorité aux professionnels du droit et de la communication pour vérifier l'antériorité d'un slogan ou effectuer une veille stratégique par marque ou par secteur. L'Observatoire* s'adresse, lui, à un public plus large et propose chaque année plusieurs classements. 3 777 nouveaux slogans ont été recensés par Souslelogo en 2011, pour 2 503 marques (contre 4 229 pour 2 911 marques en 2010).
Le tiercé des mots les plus utilisés dans les slogans publicitaires créés au cours de l'année est : est, vie et faire (contre est, faire et vie en 2010) ! Peu de changement significatif depuis plusieurs années, note Souslelogo, constatant l'existence d'un panier d'une cinquantaine de mots qui servent de fond de sauce aux marques et à leurs agences pour concocter leurs slogans.
Parmi les mots qui ont le plus progressé en 2011, comme autant d'antidotes à la crise : belle, peut, change, créateur. Les nouveaux mots recensés pour la première fois en 2011 : BBC (pas la radio anglaise, la norme de consommation énergétique), Crohn mais aussi ultra-personnalisable ou guillochés font leur entrée dans les slogans français... À noter également du créole : zouker et le lot annuel et incontournable de néologismes : afrodisiaque, manjouez.
Pour la première fois en 2011, Souslelogo donne le taux de pénétration de la langue anglaise dans les slogans utilisés et créés en France... où l'on constate la part déjà significative des slogans en anglais dans le discours des marques (plus d'un slogan sur 10 utilisé en France est en anglais) et surtout une hausse régulière et semble-t-il inexorable de l'anglais au cours de ces cinq dernières années.
Catherine Heurtebise
La base de slogans et de signatures de marques met en ligne les premiers mappings de marques par secteur clés en main.
Créée par Jean-Luc Gronner, Souslelogo est la base française de slogans et de signatures de marque en ligne (*). La société lance un nouvel outil : les mappings de marques par secteur en ligne. Les trois premiers secteurs disponibles sont : banques et banques en ligne ; agences de voyage et e-tourisme ; opticiens et optique en ligne.
Cette démarche est une première. Comme le souligne Jean-Luc Gronner : « Le mapping, outil de base du branding, reste incontournable quand il s'agit de visualiser les positionnements des marques en présence sur un secteur donné, tels qu'ils ressortent de leur expression la plus synthétique et la plus stratégique : la signature de marque. Avec Internet, l'irruption tous les six mois de nouveaux acteurs « en ligne » change le paysage concurrentiel et rend encore plus utile cet outil de visualisation rapide. Il convenait que cet outil traditionnel lui aussi s'adapte à Internet. ».
Désormais planners, responsables de budgets ou de développement pourront, en un clic accéder au Mapping Classic. Celui-ci est livré sous format PDF. Il comprend une cartographie des principales marques en présence sur un secteur donné réalisée en fonction des positionnements exprimés par leurs signatures de marque actuellement utilisées. Et une note de synthèse exposant les principales tendances qui se dégagent à l'analyse de ce secteur.
Avec le Mapping Premium, les agences recevront en plus par email toute nouvelle signature créée par l'une des marques représentées, dès son recensement dans la base Souslelogo ainsi qu'une mise à jour annuelle du mapping qui intégrera les nouvelles signatures recensées dans l'année écoulée et les éventuelles modifications du mapping lui-même suite à l'intégration de ces nouvelles signatures.
Les mappings pourront être fournis en .doc autorisant les agences qui le souhaitent à les personnaliser. Comme le souligne en effet Jacques-François Martin, responsable et à l'initiative de ce nouveau service chez Souslelogo, « La sémantique n'étant pas une science exacte, chaque pôle et chaque positionnement graphique sont par nature discutables. Il faut regarder la cartographie comme le résultat d'une réflexion dans laquelle l'analyste est amené à prendre des positions. Libre à l'utilisateur d'y ajouter sa propre vision. »
Catherine HEURTEBISE
Dans les signatures publicitaires, une tendance à l'assimilation de la marque à ses clients se dessine depuis quelques années. Une démarche qui se traduit par l'emploi du pronom «vous» à travers l'équation «marque = vous».À l'approche de la Coupe du monde de rugby, qui se déroulera sur ses terres en septembre 2011, l'Office du tourisme de Nouvelle-Zélande vient d'ajouter le pronom «vous» à son slogan «100% Pure», qui devient ainsi «100% Pure You». Cette initiative n'est pas isolée. À l'image de la dernière signature de SFR, «Carrément vous», les formules de ce style fleurissent dans tous les domaines, du tourisme au téléphone en passant par Internet, l'alimentaire ou la mode (voir tableau), au point de former un genre que l'on pourrait appeler la «You-publicité». La nouveauté n'est évidemment pas dans l'emploi du pronom personnel «vous», mais dans l'utilisation qui en est faite, une assimilation de la marque à son consommateur. «Il faut distinguer le 'vous' comme élément de la construction d'une promesse de marque du 'vous' sans autre prise de parole», explique Jean-Luc Gronner, dirigeant de l'agence de communication Fondamenti et créateur de Souslelogo, une base de données en ligne de signatures et de slogans. Une signature comme celle d'EDF voici quelques années, «Nous vous devons plus que la lumière», élabore un message construit et évocateur qui contraste avec des slogans bâtis sur un schéma «marque = vous». Ces derniers mettent en scène une équation de réduction de la marque à son client. LES 15 SIGNATURES EMBLEMATIQUES DE LA "YOU-PUBLICITE" - 100% Pure You-Office du tourisme de Nouvelle zélande-2010 - Carrément vous-SFR-2011 - Ce qui prime c'est vous-Adequajob.fr-2010 - La mode c'est vous-Galeries Lafayette Défilé de mode-2010 - C'est vous-Yahoo !-2009 - Ma chance c'est vous-Agence de la Biomédecine-2009 - Notre vocation, c'est vous-MACSF -2009 - Avec Genius le bon génie c'est vous !-Genius-2008 - C'est bien parce que c'est vous-Géant Casino-2008 - Ce qui est unique chez nous, c'est vous-Marionnaud-2008 - C'est nous, c'est vous-Novalis-2007 - C'est vous-RTL-2007 - Avec Duc, le chef c'est vous !-Duc-2007 - C'est vous-ebay-2007 - C'est fort ! C'est vous !-Supermarchés Maxi-2006 - Sources : Souslelogo et Stratégies- - - L'emploi de la tournure «c'est vous» l'illustre de façon frappante. Depuis l'an dernier, «Yahoo, c'est vous» a ainsi été employée dans la foulée d'«Ebay, c'est vous» et de «RTL, c'est vous» apparues en 2007. «Cela traduit une certaine confusion et un mélange des genres entre la stratégie commerciale, qui reconnaît la primauté du client, et une signature, qui évoque une identité, observe Jean-Luc Gronner. Si on se limite à deux ou trois mots avec le pronom 'vous', on obtient une sorte de 'fayotage' qui laisse sur sa faim. On peut parler d'un populisme de marque dans lequel on flatte les gens sans essayer de construire une relation plus intelligente.»
En creux, ce discours réduit à sa plus simple expression pourrait refléter un des mouvements à l'œuvre dans le monde de la communication. «Les commerciaux prennent le pas sur le planning stratégique, autrement dit, le chiffre d'affaires à court terme l'emporte sur la pérennité de la marque», analyse Jean-Luc Gronner. Derrière cette attitude se cache aussi une part de renoncement, voire de démission, à exprimer tout le potentiel et la richesse d'une marque. «Dans la notion du 'nous = vous' se trouve cette idée un peu lisse de fédérer, mais ce n'est pas forcément précis ni courageux, explique Vincent Leclabart, président de l'agence de publicité Australie, qui a créé la signature d'EDF citée plus haut. Depuis les années 2000, on a assisté à la montée assez lente de cette espèce de bien-pensance de marque.» Une tendance qui laisse certes entrevoir une prise en compte des consommateurs, mais aussi, peut-être, un aveu de faiblesse de la part de marques qui n'osent plus prendre la parole sur leur identité, leur promesse ou leur vision du monde. «Elles ont peur de perdre leurs clients, si bien qu'elles se croient obligées de lui témoigner leur intérêt, considère Vincent Leclabart. Dans le passé, on n'a pas connu pareil cycle où les marques sentaient à ce point les choses leur échapper.» Un rapport de force inverséDe fait, les marques ne sont plus aussi fortes qu'elles l'ont été. Le rapport de forces entre consommateurs-internautes et marques s'est inversé au détriment de ces dernières. La communication descendante et prescriptrice est révolue dans une époque où l'expertise des clients s'est accrue. Des billets de blogs, des messages sur des forums ou des conversations sur les réseaux sociaux ont déjà fait vaciller des marques. «Lorsqu'elles se sont aperçues de ce nouveau phénomène, elles ont pris peur inconsciemment», analyse Jean-Luc Gronner.
Ce phénomène s'explique aussi pour deux raisons. «Les marques se servent de ces signatures comme d'un moyen de reconquête: elles prennent acte que le consommateur est le patron et lui signifient qu'elles feront tout pour le satisfaire», constate Vincent Leclabart. Dans cette perspective, l'efficacité des signatures de la «You-publicité» est indéniable dans les tests auprès des consommateurs. «Au cours d'un post-test, une marque qui exprime que sa préoccupation principale, c'est moi, ne créera pas de rejet», glisse Jean-Luc Gronner.
Autre explication de cet engouement: la montée des réseaux sociaux et d'un désir de conversation. «Les gens sont reconnaissants lorsque les marques leur donnent les moyens de s'exprimer, assure Jean-Luc Gronner. Si une signature en 'vous' s'accompagne d'une stratégie conversationnelle, elle aura des chances de succès.» Enfin, une signature demeure un objet sensible. Des modifications légères, mais pertinentes, suffisent pour que la forme prenne un peu de fond. «Un ou deux mots changent tout, note Jean-Luc Gronner. Par exemple, la signature du voyagiste en ligne Opodo, 'C'est vous qui voyagez', revêt une aspérité intéressante et spécifique à sa propre activité.»
À côté de la «You-publicité» commence à émerger une célébration de la dimension collective. À l'avenir, le règne du «vous» pourrait être supplanté par celui du «nous». La dernière campagne de l'agence Fred & Farid pour la Société générale, signée «L'esprit d'équipe», se fonde sur cette idée. C'est peut-être le retour d'un cycle, car cette signature a déjà été utilisée au milieu des années 1980, notamment par le constructeur informatique Bull.
Marc di Rosa
Le site a lambition de donner un éclairage utile sur lévolution du discours publicitaire.
Quels sont les mots les plus utilisés dans les slogans publicitaires ? Comment les marques sexpriment-elles à travers leurs slogans pour vanter les mérites dun produit ou pour imposer la personnalité dune marque ? Pour le savoir, on pourra désormais consulter « le premier observatoire des slogans publicitaires » sur le site souslelogo.com. Ce dernier sappuie sur la base française de slogans et de signatures de marque Souslelogo qui existe déjà depuis 5 ans et a recensé depuis plus de 52 000 slogans. Le principal intérêt de cet « observatoire » sera de publier chaque année plusieurs classements. Le premier fera le palmarès des mots les plus utilisés dans les slogans publicitaires crées au cours de lannée avec des comparaisons par rapport aux années précédentes. Le site proposera également le même classement par secteur dactivité ainsi quune hiérarchie des mots de la publicité ayant le plus progressé. « Beauté », « amour », « soin » et « douceur » sont les mots qui montent en 2010, comme pour conjurer la crise. Seront également recensés tous les mots utilisés pour la première fois. Lan passé, « cloud », « navigateur », mais aussi « expulsion » ont fait leur entrée dans les slogans français. A noter également, révèle Souslelogo, « le lot annuel des néologismes tels que castoche, chocovores ou chouchouthérapie ».
Bruno Askenazi
Souslelogo, la base française de slogans et de signatures de marque, lance ce mercredi 19 janvier sur son site www.souslelogo.com un observatoire des slogans publicitaires. Il s'agit d'un travail statistique réalisé sur plus de 6 000 nouveaux slogans recensés tout au long de l'année écoulée et qui répertorie les mots les plus utilisés dans ces signatures, ceux qui ont le plus progressé ou encore ceux qui font leur apparition.
Souslelogo, base française de slogans et de signatures de marque, inaugure aujourd'hui sur son site www.souslelogo.com, le premier observatoire des slogans publicitaires.
Souslelogo, base française de slogans et de signatures de marque, inaugure aujourdhui sur son site www.souslelogo.com, le premier observatoire des slogans publicitaires. Il sagit dun travail statistique réalisé à partir de plus de 6000 nouveaux slogans, recensés tout au long de lannée écoulée, et des mots signifiants quils contiennent.
Cette démarche, unique en France, permet de connaître la façon dont les marques http://www.e-marketing.fr/Definitions-Glossaire-Marketing/Marque-5813.htm se sont exprimées à travers leurs slogans:
- Les slogans qui en quelques mots vantent les mérites dun produit, dun service ou dun modèle (les claims),
- Ceux qui, de manière plus stratégique et plus durable, résument la vision, la mission et la personnalité de la marque (les signatures de marque).
Depuis cinq ans déjà, Souslelogo a identifié et enregistré dans sa base de données plus de 52000 slogans exploités en France. Il était intéressant daller un peu plus loin
LObservatoire propose plusieurs classements, qui seront publiés chaque année:
Les termes les plus utilisés dans les slogans publicitaires créés au cours de l'année et une comparaison avec 2008 et 2009. En 2010, on constate une remarquable stabilité, comme sil existait une vingtaine de mots incontournables pour élaborer un slogan...
Les mots les plus usités dans les slogans, par secteur d'activité, sur un support publicitaire ou la page d'accueil d'un site internet. En 2010, on constate une remarquable diversité des termes d'un secteur à l'autre, mais il existe certaines constantes, qui transcendent ces catégories.
Les expressions qui ont le plus progressé dans la publicité http://www.e-marketing.fr/Tags/Publicite/331/1 par rapport à l'année précédente et une comparaison avec 2008 et 2009. "Beauté", "soin", "amour" et même "douceur" sont les mots qui montent en 2010, comme pour conjurer la crise...
Les mots apparaissant dans des slogans publicitaires et ayant été recensés pour la première fois en 2010: "navigateur", "cloud" mais aussi "expulsion" ou "drépanocytose" font leur entrée dans les slogans français
À noter également, le lot annuel et incontournable de néologismes: "Castoche", "chocovores", "chouchouthérapie".
Marie Juliette LEVIN
Moins péremptoires, plus responsables, en quête d'un nouveau modèle à inventer, en empathie avec les différents publics de l'entreprise... les signatures corporate s'adaptent à l'air du temps. Tour d'horizon des dernières tendances.
Quelles sont les grandes tendances des signatures corporate ? Que disent-elles de l'entreprise, de sa mission, de sa vision, de son rapport au consommateur ? A l'occasion du Grand Prix des stratégies de communication 2009 (lire page 33), Stratégies a mené l'enquête sur ces phrases posées à côté d'un logo ou en fin de spot TV, dont l'objectif est de promouvoir l'image d'une entreprise ou d'une organisation auprès de l'ensemble de ses publics : fournisseurs, clients, actionnaires, salariés, etc.
Première constatation : la crise n'a pas affecté leur production. Le site Souslelogo.com, créé en 2005 par Jean-Luc Gronner pour recenser signatures et slogans, en comptabilise 1 000 nouvelles en 2009, soit un chiffre équivalent à 2008. "Pour une année de crise, c'est un signe de bonne résistance des marques, commente-t-il. Même si l'on note, dans cet ensemble, une forte augmentation des slogans liés à la communication gouvernementale, avec 171 réalisations, contre 143 en 2008, et aux associations, totalisant 130 créations, contre 118 un an auparavant." Les ministères ont en effet multiplié les prises de parole, poussés par l'actualité (RSA et grippe A notamment) ou le besoin de valoriser leurs actions, comme celui de l'Ecologie, qui a choisi TBWA Corporate pour promouvoir les mesures issues du Grenelle de l'environnement.
Des groupes, et non des moindres, ont elles aussi éprouvé le besoin de revoir leur communication ou de lui donner un nouveau souffle : Axa, Société générale, Citroën, Renault, Orange ou encore EDF ont repris la parole ces derniers temps en modifiant leurs signatures. Signe de vitalité, d'évolution ou reconnaissance que le dernier slogan n'avait, finalement, rien d'exceptionnel ? "L'objet d'une signature est d'accompagner une marque sur le long terme. Elle doit viser une certaine pérennité au-delà des modes et des tendances. Vu sous cet angle, 2009 ne sera pas un aussi bon cru que 1999. Cette année-là, quelques perles, toujours d'actualité, ont vu le jour", commente Jean-Luc Gronner. Et de citer Air France ("Faire du ciel le plus bel endroit de la terre"), le GAN ("C'est avec l'esprit libre qu'on avance") ou l'Union professionnelle artisanale ("L'Artisanat, première entreprise de France"). Des slogans qu'il est parfois difficile d'oublier ou de dépasser. Ainsi Carrefour a-t-il choisi, en 2009, de réveiller celui qui lui collait à la peau ("Avec Carrefour, je positive"), prenant à contre-pied la morosité ambiante avec "Le positif est de retour".
En comparaison, une entreprise comme EDF a changé sept fois de signature depuis 1998, après son fameux "Nous vous devons plus que la lumière" créé en 1994. Des changements qui sont autant de révélateurs de la posture des annonceurs. En 2006, l'énergéticien signait "Leader européen des énergies de demain". En 2009, il a opté pour "Changer l'énergie ensemble".

Delphine Masson
Souslelogo renouvelle son site Web et recense 46 000 slogans (signatures et claims) utilisés ou ayant été utilisés en France, en français, anglais ou dans une autre langue. Indispensable pour tous les créatifs et tous ceux qui cherchent à connaître l'historique d'une marque.
Quels sont les mots qui ont émergé en 2005 ? Quévoquent les signatures de marques ? Avec sa matrice, Souslelogo a réalisé le premier palmarès des mots les plus utilisés dans les signatures et slogans publicitaires.
Dans nos mémoires, les signatures supplantent très souvent les campagnes de publicité. Pour Jean-Luc Gronner, ancien président de DDB & Co, ayant lancé souslelogo.com, un site qui référence 25 000 signatures et slogans, rien n'est plus sûr. «Qui se souvient des films publicitaires de la Fnac d'il y a dix ans ? A contrario, tout le monde a encore en tête "Agitateur d'idées depuis 1954"», souligne ce dernier. Ce projet, que son fondateur préparait depuis un an et demi, va au-delà de la seule base de données puisqu'il propose aussi de faire des recherches sur une marque ou sur la disponibilité juridique d'un slogan. L'ambition du site étant également de donner la possibilité d'analyser des créations et les mots les plus utilisés dans les signatures de marque ainsi que dans les claims publicitaires. Souslelogo présente ce palmarès sous la forme d'une matrice mise à jour tous les trimestres (tous secteurs confondus) et chaque année (par secteur d'activité). «Au-delà d'un inventaire à la Prévert, c'est un décryptage des tendances qui est proposé» , souligne Jean-Luc Gronner.
Ainsi, "est", "vie", "monde", "passion" et "plaisir" sont les principaux mots utilisés en 2005 dans la publicité. Le verbe "être" occupe la première place du classement en 2005. «Verbe d'état par excellence, il traduit bien le rôle identitaire d'une signature d'autant qu'il est presque toujours accompagné d'un attribut qui révèle le positionnement ainsi que la personnalité de la marque » , explique le fondateur de Souslelogo. Reste que d'autres mots du Top 25 de la matrice de Souslelogo permettent de dégager les grandes tendances. Ainsi, le mot "santé" apparaît pour la première fois depuis cinq ans dans le Top 25. Vieillissement de la population, tentative de sauver un système de soins unique au monde... y sont pour quelque chose, selon Jean-Luc Gronner.
Montée du mot "prix"
Dans un autre registre, le mot "prix" gagne en importance. Conséquence de la montée du hard discount ou simple résultat de la réforme de la loi Galland ? Pour la base de souslelogo.com, force est de constater les nombreuses utilisations de ce mot dans les slogans. "Des prix bas tous les jours", affirme Leclerc ; "L'obsession des meilleurs prix", déclare Promovacances...
«Toutes ces signatures confirment que low cost et discount constituent une tendance lourde de l'année» , souligne Jean-Luc Gronner qui insiste également sur l'authenticité qui s'est installée dans le discours des marques en 2005. «Ce nest pas une nouveauté mais plutôt une confirmation. La nature s'installe dans les signatures des marques. Dailleurs, le nombre de sites consacrés au bio explose.».
Ainsi, europhyto.com affiche: "Lanature et vous", quand la fondation Nicolas Hulot interpelle "Pas de futur sans nature". Si le palmarès se veut "instructif et révélateur de l'état d'un secteur", il ne souhaite pas donner de leçons sur les grandes tendances. «J'ai eu des surprises, notamment dans la Distribution, la notion de prix est flagrante mais aussi la diversité et la qualité. On retrouve en quinze mots toute la problématique d'un secteur » , révèle Jean-Luc Gronner qui précise: «Nous avons voulu donner matière à réflexion. Les signatures nous parlent. Il y a donc des choses à exploiter.»
Ava Eschwège
L'ancien président de DDB & Co, Jean-Luc Gronner, a lancé une société sur Internet, sousletogo, totalement consacrée aux signatures de marque.
C'est quand il est encore chez DDB & Co que Jean-Luc Gronner a l'idée de créer une société dédiée aux signatures et aux claims publicitaires. Alors qu'il cherche à savoir si un slogan qu'il a créé en anglais existe déjà, il découvre la société londonienne AdSlogans, base mondiale de slogans en anglais, qui lui donne la réponse en quelques minutes. Alors qu'en France on lui annonce un délai d'au moins 72 heures. Sa passion pour les signatures lui souffle l'envie de lancer un AdSlogans à la française, mais avec une touche personnelle inspirée de son expérience de directeur de création. C'est alors que naît souslelogo.
Souslelogo c'est trois outils en un. Il y a la base de données qui recense plus de 26000 signatures qui ont été ou sont utilisées en France. Elle s'adresse aux annonceurs, aux agences, aux cabinets juridiques qui souhaitent savoir si une signature existe déjà, pour éviter d'avoir des problèmes au regard du droit d'auteur. Cette base peut également servir d'outil de veille marketing puisqu'il est possible d'accéder à toutes les signatures recensées par secteur d'activité. Intéressant pour voir ce que font les concurrents.
Il y a également une chronique, qui décrypte les nouvelles signatures et analyse la stratégie qui se cache derrière. Elle peut intéresser annonceurs, agences et étudiants.
Enfin, il y a l'atelier qui propose différents services aux annonceurs qui ne souhaitent pas revoir toute leur stratégie de communication mais cependant bénéficier d'un claim performant. Des services d'évaluation, de création ou d'adaptation de signature sont à disposition. Ils peuvent être complétés par des tests en ligne réalisés par Novatris. Jean-Luc Gronner souhaite, à travers souslelogo, donner aux signatures la place qu'elles méritent."Souvent négligées, elles sont pourtant un véritable outil stratégique de communication."
Contact: 01 43679438
Avant de se décider pour un slogan ou une signature de marque, mieux vaut savoir si personne n'a déjà eu la même idée, notamment pour éliminer tout risque de contentieux. Au Royaume-Uni, la société Adslogans a mis au point une base de données qui assure répertorier l'intégralité de la production internationale en anglais (plus de 150.000 slogans). L'ancien président de DDB & Co, Jean-Luc Gronner, a eu l'idée d'apporter sa pierre avec souslelogo.com, version francophone offrant les mêmes fonctionnalités. Sa base répertorie un peu moins de 27.000 signatures de marques et offre un système de recherches multicritères.
EDITO : La démo des mots
La sémiologie est-elle une science qui, plus qu'une autre, serait de nature à nous faire mieux comprendre notre société ? Et, plus précisément, à travers la publicité et les mots qu elle utilise ? Ce n'est pas impossible.Quand on regarde les statistiques compilées par le site souslelogo.com on se rend compte que chaque époque a ses mots propres, ses expressions propres. A travers ces mots et ces expressions se dessinent les préoccupations du moment. C'est ainsi que, sur l'ensemble des secteurs économiques, c'est le verbe «être» qui s'avère être le plus utilisé dans le discours publicitaire d'aujourd'hui. Ou, plus exactement, sa forme conjuguée à la troisième personne du présent, «est». Logique puisque depuis plus d'une décennie, l'être a supplanté le paraître dans la conscience collective. Le deuxième mot le plus utilise par la pub est «vie». On n'en a qu'une. La pub l'a bien compris, qui use et abuse de ce mot aussi bien pour vendre des voitures que des barres chocolatées. Vient ensuite le «monde», signe malgré tout de l'ouverture de nos concitoyens et, en même temps, de l'impact de la mondialisation. Puis le mot «passion», qui vient confirmer le fait que les marques et les entreprises mettent de plus en plus d'affectif dans leur discours Et, enfin, le mot «plaisir» qui demeure un grand classique dès lors qu'on veut susciter l'envie. Parallèlement à cette étude sémantique, souslelogo.com sest attaché a analyser lévolution des slogans et des signatures de marques. Exercice passionnant ou l'on se rend compte à quel point le slogan est en voie de disparition. En tout cas, on voit que des slogans impactants créés dans les années 60, 70, 80 ont été remplacés par des mots creux, insipides, indigents, voire politiquement corrects. Prenons le cas de Boursin. En 1972, la marque et son agence Publicis pondent le légendaire «Du pain, du vin, du Boursin», slogan apparemment débile mais qui va marquer des générations entières. Signature qui va perdurer jusqu'en 1999 pour se transformer en «Du pain, du Boursin, c'est sans fin», puis en «On n'arrête pas une envie de Boursin», pour finir sur un lénifiant «C'est pas complique de se faire plaisir». Autre exemple avec Vittel En 1973, Philippe Michel et ses équipes osent le transgressif «Buvez et pissez». Slogan qu'ils font évoluer en 1980 en «Buvez, éliminez». Cohérent. Rien à dire. Malheureusement, dès 1996, la signature de marque devient «L'eau des athlètes au quotidien». En 2003, la marque se fourvoie encore avec un triste «Chaquejour une vie nouvelle», pour finalement accoucher d'un bon «reVittelisez-vous» qui veut globalement dire la même chose que «Buvez, éliminez» créé vingt-cinq ans auparavant. Vingt-cinq ans de perdus. Pour rien. Quelle tristesse. Quel gâchis. Tous ces mots, tous ces slogans profondément ancrés dans la mémoire collective ne pourraient-ils pas revivre sous une forme ou une autre ? Ne pourrait-on pas, par exemple, créer un cobranding de slogans, histoire qu'ils ne tombent pas dans l'oubli ? Ce serait drôle. Imaginez un peu « J'en ai rêve, Caby l'a fait», «SNCF, vous ne viendrez plus chez nous par hasard», «Quand c'est trop c'est Mikado», «Vous n'imaginez pas tout ce que Laden peut faire pour vous », « Du pain, du vin, parce que je le vaux bien ».
Christian Blachas
La Pub en mal de slogans saillants
Poids des mots. En utilisant systématiquement les mêmes mots et les mêmes valeurs dans leur signature de marque, les annonceurs en sont arrivés à appauvrir considérablement leur discours publicitaire.
Indissociable de l'identité même de la marque, le slogan a longtemps été l'élément moteur des campagnes de pub. Le patrimoine publicitaire français regorge de ces signatures mémorables qui ont fait les beaux jours des agences et des créatifs pour qui jongler avec les mots était une vraie délectation «Du bon, du beau, Dubonnet» «Vous ne viendrez plus chez nous par hasard» de Total, «100% des gagnants ont tente leur chance» du Loto, «Du pain, du vin, du Boursin», «Buvez, pissez» imaginé par Philippe Michel pour Vittel en 1973, etc., les exemples ayant laissé une trace indélébile dans nos souvenirs sont légion. L'analyse sémantique des signatures publicitaires, reflets de leur époque peut être un moyen de comprendre notre société. Un travail que Jean-Luc Gronner, ex-patron de DDB & Co, a entamé via la base de données (25 000 signatures et claims) qu'il a constituée sur son site Internet souslelogo com. Lancé en début d'année, celui-ci s'articule autour de trois services souslelogolachronique (décryptage mensuel des meilleures signatures), souslelogolabase (base de données en ligne) et souslelogolatelier (cabinet de conseil). Des statistiques compilées entre 2001 et 2005, il ressort que sur cette période, le verbe «être» à la troisième personne du singulier («est») et le mot « vie » sont les plus souvent utilisés dans les signatures de marque, tous secteurs confondus. En 2005, ils sont suivis par «monde», «passion» et «plaisir». Quels enseignements tirer de ces informations, sinon qu'il est peu surprenant que le verbe «être» soit en tête du classement ? Verbe d'état, il traduit le rôle identitaire d'une signature, d'autant qu'il est presque toujours accompagné d'un attribut révélant le positionnement et la personnalité de la marque. «L'utilisation du verbe "être" illustre la promesse que font les marques aux consommateurs de vivre une expérience », explique Jean-Michel Suleau, DG de Reason Why, société spécialisée dans les études quali. Quant au mot «vie», il traduit la place prépondérante que la marque a aujourd'hui auprès des consommateurs, allant parfois jusqu'à se montrer intrusive dans son désir d'améliorer leur quotidien.
La signature, parent pauvre de la créativité
Plus généralement, ce classement révèle l'état d'esprit d'annonceurs qui tendent à enjoliver leur discours en prônant les mêmes valeurs. «On assiste aujourd'hui à une uniformisation du discours publicitaire, regrette Matthieu Elkaim, CR chez DDB Paris. Les signatures parlent toutes de la même chose avec une sémantique très appauvrie.» «Nous sommes passés dun discours de preuve à un discours passionnel» , confirme Olivier Couradjut, chez BETC Euro RSCG. Les marques utilisent des notions générales avec des mots positifs déclinés à toutes les sauces : les mêmes items sont employés pour une voiture ou une barre céréalière. Ainsi "passion" et "plaisir" finissent par perdre leur sens».
Le secteur de l'automobile est à ce titre assez parlant. Alors que la préoccupation première des constructeurs est aujourd'hui la sécurité, critère largement exploité dans leurs spots, ce mot «sécurité» n'apparaît pas dans le top 15 du classement, le discours des marques étant axé sur les notions de plaisir et de passion. Ainsi, Peugeot déclare «Pour que l'automobile soit toujours un plaisir», BMW aborde «le plaisir de conduire» et Seat l'«Auto emocion». «A force de lisser les aspérités les marques en viennent à s'appauvrir elles mêmes» , observe Jean-François Sacco, DC de CLM BBDO. Leur parti pris débouche parfois sur un ton très moralisateur et donneur de leçons qui n'a sans doute rien à voir avec leur but initial.
Les critiques des créatifs à l'encontre des annonceurs révèlent une réalité qui leur est difficile d'accepter : supplantée par l'image, la signature est devenue le parent pauvre de la créativité. Pour M. Elkaim, le claim «n'est plus un acte créatif, mais un acte de positionnement». Et l'attribution des signatures aux marques en est dautant plus affectée. II serait à ce titre intéressant de mesurer auprès du public la reconnaissance des slogans, voire le souvenir de signatures marquantes.
Un contexte peu favorable à l'audace
Les créatifs de pub déplorent l'absence de slogans originaux et sèchent quand on leur demande de citer une grande signature de marque conçue ces cinq dernières années. Pour Jean-Michel Suleau, ce vide est dû à la morosité actuelle : «La période dans la quelle nous vivons n'est pas favorable à l'audace. Les marques privilégient la sécurité d'autant que leurs clients leur demandent d'être humbles». Seule une marque faisant preuve d'un peu de courage et d'originalité pourrait mettre un terme à cette situation. «Les annonceurs n'osent pas sortir de leurs expressions passe-partout car leurs concurrents ne le font pas non plus. Mais on peut parier que dès que l'un deux essaiera autre chose, les autres suivront», se rassure Olivier Couradjut. A en croire le discours ambiant, ce n'est pas pour tout de suite.
Tanguy Leclerc
Deux questions à Jean-Luc Gronner* "La trace la plus durable et la plus émotionnelle d'une marque"
CB NEWS : Comment est née l'idée de souslelogo ?
Jean-Luc Gronner : Les signatures de marque reflètent l'âme des entreprises ou des produits. Pourtant, elles ne constituent pas un véritable sujet de communication (
). Elles ont tendance à être occultées au profit de l'image. La création de ce site est une façon de leur donner la plate qu'elles mentent.
CB NEWS : On n'en parle pas assez ou on n'en parle pas bien ?
J.-L. G.: Les deux. On ne les regarde pas assez comme de véritables témoins. Témoins de l'aventure collective qu'est toute entreprise, elles sont souvent la trace la plus durable, la plus émotionnelle que l'on conserve d'une marque par-delà le temps. Dans nos mémoires, les signatures supplantent très souvent les campagnes de publicité elles-mêmes. Qui se souvient des films publicitaires de la Fnac il y a dix ans, pourtant fort réussis ? A contrario, tout le monde a encore en tête «Agitateur d'idées depuis 1954», alors que cette signature a été abandonnée. Mais elles sont aussi les témoins de notre époque. Quand on les met en perspective, on s'aperçoit que les meilleures ne se contentent pas d'évoquer les marques qui les ont inventées. Ainsi, «Intel Inside» au-delà du tremplin exceptionnel que cette signature a présenté pour la notoriété de l'entreprise, leader en microprocesseurs, cette signature a attiré l'attention sur le fait que les puces allaient devenir le composant de base de notre nouveau monde. «Nous vous devons plus que la lumière » ou «A nous de vous faire préférer le train» ont probablement fait davantage évoluer le regard des gens sur nos grandes entreprises publiques que bien des séminaires sur le sujet. «Bienvenue dans la vie.com» a fait basculer les Français dans l'ère de l'Internet, au bon moment, plus certainement que les décrets ministériels.
* Ancien président de DDB & Co et créateur de souslelogo.com
Propos recueillis par Tanguy Leclerc
© CB News
Le site souslelogo.com, consacré aux signatures de marques et aux messages publicitaires, propose une analyse sur les mots les plus utilisés dans les campagnes de communication françaises. Le classement 2005, réalise a partir de 15000 signatures publicitaires, tous secteurs d'activité confondus, montre ainsi que les mots «vie», «monde» et «passion», sont le plus souvent sollicités. En un an, le mot «plaisir» a été rétrogradé de la 4ème à la 5ème place. En revanche, le mot «prix», qui était 23ème en 2004, est remonté en 18ème position en 2005. L'analyse par secteur d'activité montre par ailleurs que l'automobile surinvestit les verbes «pouvoir» et «être». Dans la chimie et les biotechnologies, on parle davantage «d'innovation» et de «solutions» tout en exploitant très souvent les mots «nature» et «life».
Y.D.
«On peut avoir un logo sans signature, mais il a moins de sens. La signature exprime la personnalité», déclare Jean-Luc Gronner, directeur de souslelogo.com, premier site français dédié aux signatures de marques lancé en décembre dernier. Exemples dans le secteur : Colas : «La route avance» : Vinci : «A nous dentreprendre» ; Nexity : «Une ville davance».
Les 15 mots les plus utilisés dans les signatures en France dans le secteur de limmobilier/BTP (source : souslelogo.com)
1. immobilier
2. est
3. vie
4. construire
5. passion
6. solutions
7. service
8. avenir
9. espace
10. créateur
11. béton
12. ensemble
13. maison
14. qualité
15. vivre
Le site de souslelogo.com, dédié à la communication, présente tous les mois un décryptage des meilleures signatures. Il contient également une base de données de plus de 25.000 signatures exploitées en français et 100.000 en anglais accessibles par type dactivité et par mots clé. En fin il propose de créer une signature sur-mesure.
Jean-Luc Gronner, ancien président de DDB&Co, lancera le 5 décembre un site web consacré aux signatures de marque et aux claims publicitaires : souslelogo.com. Celui-ci sarticule autour de trois services spécifiques. Souslelogolachronique, qui propose le décryptage mensuel des meilleures signatures; Souslelogolabase, qui recense plus de 125 000 signatures à travers le monde. Et Souslelogolatelier, cabinet de conseil et de création de signatures de marques.
© CBNews 2000
Lancé par l'ancien patron de DDB & Co, le site recense 25.000 signatures publicitaires et propose des outils payants d'aide à la création de slogans.
"Bienvenue chez vous", "Vous faites quoi ces trois prochaines années ?", "Ce que la Suède a de plus croustillant"... Ces formules, associées à EDF, à l'Armée de Terre et à Krisprolls, sont des exemples de slogans entrés dans la vie quotidienne. Ces signatures publicitaires ont désormais leur site. Jean-Luc Gronner, ancien président de DDB & Co, vient de lancer Souslelogo.com, un site qui référence 25.000 signatures et slogans. Ce projet, que son fondateur préparait depuis un an et demi, va au-delà de la seule base de données puisqu'il propose aussi de faire des recherches sur une marque, sur la disponibilité juridique d'un slogan, et donne la possibilité d'analyser ses créations.
Une partie du site est gratuite : il s'agit de "Sous le logo, la chronique", qui traite de l'information de la publicité et des signatures, et qui est animé par une équipe de journalistes. Les archives sont, en revanche, payantes. Les deux autres rubriques, "Sous le logo, la base" (consultation de la base) et "Sous le logo, l'atelier" (aide à la création, conseil, test) sont également payantes. Ainsi, la recherche d'une signature est facturée deux euros, l'évaluation d'une signature 2.500 euros, et la création d'un nouveau slogan à partir de 5.000 euros.
L'offre vise plusieurs cibles. La consultation de la base s'adresse d'abord aux agences de publicité, qui peuvent ainsi vérifier que leurs créations n'ont pas déjà été déposées, ainsi qu'aux directeurs de communication ou dirigeants qui souhaiteraient faire une veille sur un secteur donné. L'atelier cible, lui, plutôt les PME, qui souhaiteraient créer une signature. "Il y a là un vrai marché, explique le fondateur Jean-Luc Gronner, notamment pour les entreprises qui ne peuvent pas s'offrir les services d'une grande agence, mais qui souhaitent tout de même se créer une identité forte, d'autant que 20.000 entreprises naissent chaque mois en France."
L'une des principales tâches avant de lancer le site a été de constituer la base de données. Sous le logo a passé un partenariat avec son homologue britannique AdSlogans, qui est, selon Jean-Luc Gronner, la seule société comparable à la sienne dans le monde. Avec cet accord, les recherches peuvent également concerner une signature internationale, en anglais. L'Inpi (Institut national de la propriété intellectuelle), de son côté, a autorisé Sous le logo à effectuer des recherches sur son catalogue pour vérifier le dépôt d'une signature. Autre partenariat : celui avec la société d'études en ligne Novatris, qui permet aux marques souhaitant créer leur signature de la tester auprès d'utilisateurs, directement sur Internet.
L'équipe de la société, constituée aujourd'hui d'une dizaine de personnes, comprend notamment un responsable de la base de données, qui répertorie les nouvelles créations. Aujourd'hui constituée de 25.000 signatures, la base pourrait s'enrichir de 1.000 à 1.500 signatures supplémentaires par mois. Le fondateur de la société explique avoir deux objectifs : "réduire les risques juridiques pour les agences et créer de grandes signatures." En revanche, il reste muet sur les objectifs financiers de la nouvelle société.
Nicolas RAULINE, JDN
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Une entreprise existe à travers son nom, son logo, mais aussi sa signature (appelée plus communément " slogan " ou " base line "). Pour choisir intelligemment les quelques mots qui vous distingueront de vos concurrents, suivez les recommandations de Jean-Luc Gronner, conseil en signatures de marque et fondateur de souslelogo.com
1. Dotez-vous dun vrai logo. Toute signature sinscrit au sein dune identité visuelle forte. Imaginez si la SNCF avait choisi " Donner au train des idées davance " sans moderniser son logo au préalable...
2. Trouvez votre accoucheur. Une personne extérieure vous permettra dexplorer des champs lexicaux auxquels vous navez pas pensé, de vous ouvrir lesprit, dexploiter ce que vous ne savez pas forcément formuler. Les bons interlocuteurs ? Soit votre agence de publicité si votre démarche sinscrit dans le cadre dune campagne globale. Soit un concepteur indépendant. Il doit être capable de vous parler de signatures " réussies " dont il est lauteur.
3. Distinguez-vous de vos concurrents. Votre signature peut évoquer soit votre activité, soit la manière dont vous lexercer, soit votre vision du marché, soit encore la mission que vous vous assignez (exemple : " Air France, faire du ciel le plus bel endroit de la terre "). En tous les cas, elle donne du sens, de la personnalité à votre marque.
4. Soyez original dans la forme. Les mots peuvent être simples, cest la façon de les agencer qui importe (exemple : " Au nom de la rose, fleuriste de roses "). Une rhétorique hors du commun, ce sont des points de gagnés en mémorisation. Mais attention, ne choisissez pas une formule trop ambiguë. Avant " La référence qualité prix ", la signature de la Maaf était : " Chercheurs en vie meilleure ". Le public na pas compris le rapport avec lactivité dassureur.
5. Privilégiez le coup de cur. Une signature qui provoque en vous un petit pincement au cur, cest bon signe, ça laisse espérer que le public aimera aussi.
6. Choisissez la langue la plus pertinente. Si vous traitez régulièrement avec des partenaires étrangers, laissez tomber le français, optez pour langlais. Attention, pour passer dune langue à lautre, la signature doit être " adaptée " et non pas " traduite " mot à mot. Adaptation réussie : " Water that moves you ", " Leau qui séduit vos sens " (Jacuzzi). Adaptation ratée : " All the best resources on the net ", " Toutes les meilleures ressources sur le filet " (Popsi.com).
7. Vérifiez la crédibilité de la signature. La signature est comme une promesse que lentreprise doit pouvoir tenir. Il ne faut pas quil y ait décart entre elle et ce que vos clients, partenaires, salariés... vivent au quotidien. Pour une PME qui existe depuis trois semaines, une signature qui indique " numéro 1 de tel secteur ", cest un peu mensonger.
8. Adaptez la signature à votre stratégie et à lair du temps. La signature accompagne la marque un moment mais pas éternellement. A lère de la mondialisation, une signature comme " présents partout à travers le monde ", valable encore en 1995, serait totalement dépassée aujourdhui.
9. Demandez-vous si la signature nest pas déjà utilisée. Elle peut être déposée comme une marque. Elle est alors enregistrée à lInstitut national de la propriété industrielle (Inpi). Mais, sans avoir jamais été déposée, elle peut aussi être exploitée, et dans ce cas, lexploitant " antérieur " peut vous réclamer des droits dauteur.
10. Nabandonnez pas votre idée au moindre bémol juridique. Si vous pensez avoir trouvé LA signature, mais quelle est déjà prise, il vous reste la solution de la transaction financière avec lutilisateur actuel ou le dépositaire.
Un site utile : www.souslelogo.com
Référençant plus de 125 000 signatures utilisées dans le monde (dont 25 000 en France), lespace " souslelogolabase " vous permet de sécuriser votre processus de création (15 euros pour vérifier que votre signature nest pas déjà utilisée, 300 euros pour une vérification plus approfondie). Autre possibilité : la recherche de signatures secteur par secteur, pour connaître celles de vos concurrents (2 euros la signature). Enfin, " souslelogolatelier " est un cabinet de conseil et de création, spécialisé dans les signatures. Pour 4 800 euros, des conseils en stratégie et des concepteurs rédacteurs créent une signature sur mesure.
Marianne Rey | Lentreprise.com
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INTERNET. Jean-Luc Gronner, ex-patron de DDB & Co, vient de lancer un site Internet consacré aux signatures de marques et baptisé souslelogo.com. Il propose, gratuitement, des chroniques mensuelles analysant les dernières signatures du marché et les slogans légendaires. En accès payant, souslelogo.com est surtout une vaste base de données brassant quelques 25 000 signatures que l'on peut consulter selon divers critères de recherche. A partir de cette base, l'internaute peut également bénéficier d'une veille marketing avec un système d'alerte par e-mail. Enfin, l'équipe de souslelogo.com offre, en complément, un service de recherche à l'INPI pour vérifier les signatures déjà déposées. Souslelogo.com s'inspire d'une société britannique, Adslogans, qui compulse 100 000 signatures internationales, sans les mettre en ligne. Souslelogo.com propose l'accès à cette banque de données.
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Jean-Luc Gronner, ancien président de DDB&Co, lance le site souslelogo.com consacré aux signatures de marque et aux claims publicitaires. Cette offre s'articule autour de trois services spécifiques : souslelogolachronique (décryptage mensuel des meilleures signatures), souslelogolabase (base de données et outils de recherche en ligne) et souslelogol'atelier (cabinet de conseil).
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